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Filières et métiers du Web à Strasbourg

Les métiers du numérique

Le numérique est un des principaux secteurs en croissance, y compris en Alsace. En 2014, le nombre d’offres d’emplois a fortement progressé et la majorité des entreprises proposent un CDI à terme. Pourtant, les entreprises peinent à recruter dans ce secteur et se plaignent qu’il n’y a pas assez de candidat.e.s.

Une raison souvent évoquée est que les métiers du numérique sont récents et donc peu connus des étudiant.e.s. C’est pourquoi nous essayons à travers ce guide (et le reste de nos actions) de faire découvrir cette nébuleuse des métiers du Web qui nous tient à cœur, ainsi que les filières qui y mènent. Ceci afin que les étudiant.e.s puissent voir l’ensemble des possibilités qui s’offrent à eux dans ce domaine et les prendre en compte dans leur projet professionnel.

Un autre enjeu du secteur, pointé à de multiples reprises par les organisations syndicales du numérique, est la trop faible présence des femmes dans ces métiers. Et même si le Web s’en tire mieux que d’autres secteurs du numérique, il reste un travail à mener dans cette voie.

Nous espérons donc que ce guide fera naître des vocations ou du moins permettra aux étudiant.e.s de savoir que de nombreuses voies s’ouvrent à eux s’ils veulent rejoindre la grande famille des métiers du Web.

Panorama des différents métiers

Les métiers du Web ont beaucoup évolué depuis les années 90, on est passé d’un profil fourre-tout de webmaster à une multitude de métiers spécialisés et complémentaires. Encore aujourd’hui, ces métiers évoluent rapidement et les frontières entre eux sont parfois encore floues.

C’est pourquoi nous avons tenté ici de dresser un panorama synthétique de ces métiers, mais nous n’avons pas la prétention de les définir tous précisément. Et puis, les mieux placés pour en parler sont probablement les personnes qui exercent ces métiers.

Ces descriptions sont à voir comme de grandes catégories générales et pas des métiers aux contours fixes. La plupart des professionnel.le.s du Web exerce un métier qui est à cheval entre ces différentes catégories.

Chef de projet

Le ou la chef de projet sert d’interface entre le client et l’équipe. Il ou elle étudie la faisabilité du projet et rédige le cahier des charges selon trois contraintes : le budget, les délais et la qualité. Il ou elle doit également faire en sorte que chaque membre de l’équipe puisse travailler dans les meilleures conditions.

« Mon métier en deux mots : clairvoyance et soutien.

  • La clairvoyance c'est le liant entre la connaissance du passé et la vision du futur. Un chef de projet doit constamment jongler entre ces deux atouts pour pouvoir fournir une réponse rapide et fiable à un problème à venir.
  • Le soutien car en réalité le chef de projet ne produit rien de lui-même. Il doit compter sur les autres et les aider du mieux qu'il peut pour leur faciliter la tâche. Le soutient englobe les actions d'organisation et de protection.

Il faut de bonnes connaissances techniques et théoriques sur la création de sites web, et ce sur de nombreux aspects (référencement, e-marketing, web design, développement, ergonomie, UX, etc.) et une bonne culture sur les process de production (agile ou autre).

En terme de savoir-faire : savoir organiser et planifier une production ; savoir analyser et rédiger des cahiers des charges ; savoir organiser et animer des réunions ; présenter et défendre un projet ; être à l'aise avec les outils de gestion (outils de planification, bureautique, mail, outils de dessin, schéma, conception IHM, etc.) ; savoir coller des post-its sans qu'ils tombent.

En terme de savoir-être : de la patience, de l'empathie, de la conviction, de la motivation, de l'écoute… »

(Benjamin Samson, directeur de projet web chez Advisa)

Graphiste

Le ou la graphiste est chargé.e de traduire les besoins du client en concepts graphiques. Pour cela, il ou elle crée les éléments graphiques du site et fournit au designer une charte graphique qui présente l’aspect général du site : c’est à dire les choix typographiques, de couleurs, etc.

« Le graphiste met en image une idée, un message, une ambiance. Il est souvent en lien direct avec le client afin d’effectuer des retours rapides sur les maquettes proposées. Le graphiste travaille en collaboration avec l’intégrateur et le développeur afin de vérifier la faisabilité de ses propositions. C’est souvent le graphiste qui décrit la structure du site, ou certaines interactions, puisqu’il est généralement à la base du design initial. Etre graphiste dans le web, c’est être artiste, tout en connaissant les contraintes techniques. »

(Olivier Haquette, graphiste indépendant)

Ergonome

Le travail de l’ergonome consiste à rendre le site aussi accessible que possible, c’est à dire faire en sorte qu’il soit utilisable facilement par un maximum d’utilisateur.rice.s.

« L’accessibilité fait partie intégrante du travail du designer. Elle permet de concevoir un site consultable par un maximum d’utilisateurs possible. Cela peut signifier faire en sorte que votre site fonctionne pour les personnes avec des problèmes de vue, d’audition, de compréhension ou des difficultés motrices. Cela peut aussi signifier permettre aux gens qui ont une blessure temporaire comme une tendinite ou qui ont oublié leurs lunettes d’utiliser votre site correctement. Cela peut également signifier optimiser votre site pour qu’il soit accessible depuis différents périphériques comme un téléphone ou une tablette.

Pour travailler dans l’accessibilité, un designer doit être sérieux et avoir de l’empathie pour ses utilisateurs. Il gagnera également à comprendre la structure HTML de son travail car un HTML sémantique bien écrit est la manière la plus simple de rendre un site accessible. » (Laura Kalbag, designer indépendante)

Webdesigner

Le ou la webdesigner se charge de concevoir l’interface du site web, c’est à dire non-seulement son aspect graphique mais également les interactions entre la page et l’utilisateur.rice. Il doit tenir compte des contraintes graphiques mais aussi d’ergonomie et d’accessibilité.

« Le designer peut intervenir à différentes étapes du projet. C’est lui qui sera en charge de la direction artistique : couleurs, choix des images, identité visuelle et ambiance graphique, c’est lui qui va transposer visuellement les valeurs et l’image que souhaite donner le client de son produit. Au final, 70% du travail de designer se fait en amont et loin des logiciels de création au moment du brief créatif qui lui servira de document de base pour l’élaboration d’une charte graphique. S’il a d’excellentes bases d’ergonomie il interviendra également en début de projet pour donner les lignes directrices sur le positionnement et contenu des éléments de la page pour proposer une interface simple d’utilisation. Un designer a non seulement besoin d’être créatif, mais il doit également faire preuve de beaucoup de patience et d’écoute pour comprendre et anticiper au mieux les besoins de son client et des utilisateurs en matière de charte graphique. »

(Stéphanie Walter, graphiste/designer chez Alsacréations)

Intégrateur

L’intégrateur.rice se charge de transcrire la maquette réalisée par le ou la graphiste/webdesigner en HTML et CSS. Il ou elle possède donc des connaissances à la fois techniques et en design afin de pouvoir construire des interfaces cohérentes qui respectent les standards du domaine.

« L’intégrateur web est un véritable couteau suisse dans les projets de création web. Chargé de transformer des maquettes graphiques en véritables sites web fonctionnels, il doit faire preuve d’un panel de connaissances étendues pour dialoguer aussi bien avec des designers, des ergonomes, des référenceurs ou encore des développeurs. »

(Damien Senger, web designer/intégrateur indépendant)

Développeur back-end

Le ou la développeur.euse back-end est la personne qui conçoit les rouages internes d’un site ou d’une application web, c’est à dire l’ensemble des interactions avec le serveur et la base de données qui permettent à une page web d’être dynamique. Il utilise pour cela un langage de programmation côté serveur comme PHP ou NodeJS.

« Chaque jour est différent, mais mes tâches consistent principalement à développer de nouvelles fonctionnalités pour des sites web ou applications. Il m’arrive aussi très souvent d’intervenir pour corriger des bugs, il est donc important de se familiariser avec le contexte du projet avant de s’atteler à la tâche.

Pour un passionné, il est impératif de réaliser de la veille vis à vis des technologies émergentes, ce qui permet de rester toujours à la pointe. Le travail en équipe est également très important dans ce métier, car on est amenés à coopérer avec d’autres développeurs mais aussi des graphistes, des chefs de projets, et aussi parfois directement des clients.

L’ambiance dans les agences web est souvent excellente car c’est un milieu dynamique et jeune. Les possibilités d’évolutions ne manquent pas et un bon développeur peut rapidement s’orienter vers une plus grande expertise technique ou bien vers une carrière de chef de projet.»

(Quentin Fahrner, développeur PHP chez Actency)

Développeur front-end

Le ou la développeur.euse front-end est la personne qui va concevoir et implémenter l’ensemble des interactions entre le navigateur et le site web. Il ou elle utilise le langage JavaScript afin de faire en sorte que le site réagisse dynamiquement aux actions de l’utilisateur.

« Le développement front-end est probablement le travail de développement qui demande le plus de connaissances en web design et en intégration puisque le ou la développeur.euse front-end doit saisir les intentions du design fonctionnel et collaborer étroitement avec l’intégrateur.rice pour que les interactions du site soient les plus ergonomiques possible.

Il s’agit également d’un domaine qui demande une très bonne connaissances des différents navigateurs et appareils utilisés pour consulter le Web puisque le code front-end doit s’exécuter correctement sur une très grande variété de périphériques. »

(Pierre Rudloff, développeur web indépendant)

Chargé de référencement

Le ou la chargé.e de référencement (ou webmarketeur) s’occupe d’améliorer la visibilité d’un site Web grâce à divers canaux comme les moteurs de recherche et les réseaux sociaux.

« Le métier de webmarketeur consiste à améliorer la visibilité des marques sur internet par diverses techniques (référencement naturel, référencement payant, animation de communautés sur les réseaux sociaux) afin de générer plus de business. D’autres missions viennent également s’ajouter à ces 3 axes principaux.

Mon quotidien : je suis le positionnement des mots-clés pour chacun de nos sites, analyse les visites et différents KPI en vue de réaliser des préconisations afin d’optimiser les sites internet dont je suis en charge. Je réalise également beaucoup de veille afin de détecter de nouvelles opportunités.

Il faut être rigoureux et minutieux, chaque lien ou chaque mot peut avoir un impact sur le référencement du site web. Il faut également être curieux et force de proposition pour avoir une longueur d’avance sur les concurrents.

Il faut toutefois ne pas se concentrer uniquement sur l’optimisation technique. Il est essentiel de prendre du recul et de réfléchir de manière continue à la stratégie a adopter pour la marque sur internet. Les algorithmes changent, les usages aussi ! » (Anne Schnepp, responsable webmarketing chez White Grizzly)

Community manager

Un.e community manager est une personne chargée d’animer une communauté sur Internet, généralement autour d’une marque ou d’un organisme. Il s’agit d’un métier récent encore en pleine évolution.

« Le community manager, c’est le porte-parole d’une marque sur les réseaux sociaux, les blogs, les forums de discussions, il fait l’intermédiaire entre celle-ci et les internautes. Pour assurer ce rôle, certaines qualités personnelles me semblent essentielles. : curiosité, esprit d’analyse, réactivité… Il doit bien sûr aimer communiquer, maîtriser les sites communautaires (pas uniquement Facebook !) et avoir une bonne culture web pour être à l’aise avec les termes et usages codifiés des réseaux sociaux. J’attache enfin de l’importance à un profil qui affichera une identité numérique soignée, ou qui aura fait montre d’une expérience valorisante (animation d’un blog ou d’un site communautaire). »

(Max Schleiffer, community manager indépendant)

Filières

Le Web est un univers récent et les métiers présentés dans ce livret n'existaient pour la plupart pas il y a 20 ans. Les filières universitaires menant à ces métiers en sont donc à leur début. De plus, le caractère très pluridisciplinaire des métiers du web fait que l'offre de formation aux métiers du numérique est généralement très diverse au sein des universités.

Pour vous aider à y voir plus clair, vous retrouverez ici une liste de formations dans la région de Strasbourg qui préparent aux différents métiers du Web.

DUT MMI

  • Niveau : Bac +2
  • Durée : 2 ans
  • Composante : IUT de Haguenau
  • Site : iuthaguenau.unistra.fr/dut

Le DUT Métiers du Multimédia et de l’Internet est un diplôme pluridisciplinaire qui forme à :

  • la création Web ;
  • la création multimédia en général ;
  • la gestion de projets Web et multimédia.

Il est accessible après le bac, quelle que soit la spécialité choisie.

« L'atout principal pour réussir en MMI est la passion pour le web au sens large : à la fois pour ce qui touche au graphisme et aux diverses technologies employées. Aucune base technique n'est requise pour l'entrée en formation, mais il ne faut pas sous estimer l'importance de l'apprentissage des technologies web dans les enseignements. Environ 50% du programme pédagogique porte sur l'apprentissage de la programmation web. Le rythme est assez soutenu et les enseignements dispensés sont très variés : il faut être capable de s'adapter aux demandes parfois très différentes des divers intervenants (on n'enseigne pas le droit, l'histoire de l'art et la gestion de projet comme le développement). Une grande capacité d'adaptation est donc un plus. »

(A. Capobianco, enseignant en MMI)

DUT Informatique

  • Niveau : Bac +2
  • Durée : 2 ans
  • Composante : IUT Robert Schumann (Illkirch)
  • Site : iutrs.unistra.fr/formation/dut

Le DUT informatique forme des développeur.euse.s dans divers domaines de l’informatique, y compris la création d’applications Web.

Il est accessible sur dossier, de préférence après un bac S ou STI.

Licence d'informatique

  • Niveau : Bac +3
  • Durée : 3 ans
  • Composante : UFR de mathématique et d'informatique
  • Site : mathinfo.unistra.fr

La licence d'informatique propose une formation généraliste en informatique avec des cours sur l'algorithmique, la programmation orientée objet, les bases de données, les réseaux, etc.

La formation n’est pas orientée Web mais peut mener à un profil de développeur.euse polyvalent.e.

Elle est accessible à tou.te.s les titulaires du baccalauréat.

« La licence informatique de l'UdS permet de s'ouvrir aux disciplines de l'informatique d'un point de vue relativement théorique. On y apprend les raisonnements mathématiques et logiques nécessaires à la réflexion scientifique, ainsi que les principes fondamentaux des différents types de langage de programmation existants, sans oublier une partie traitement du signal et communication de données.

Il y a de solides bases tant système, réseau et développement applicatif que raisonnement et théories scientifiques, et à l'obtention du diplôme l'étudiant sait à quoi s'en tenir quand on lui parle des différents aspects de l'informatique. Cependant il n'est probablement pas envisageable d'être directement productif sans une période d'adaptation et de découverte par la pratique. En clair, une bonne formation de bases mais très détachée de la vie de l'informaticien.

Il faut nécessairement être prêt à affronter la première année universitaire de mathématiques (commune et très peu orientée informatique). Passé ce cap il ne faut pas s'attendre à coder toute la journée ou mettre en place des infrastructures. Je recommanderais donc cette formation aux personnes qui ont déjà un esprit universitaire et capables de se motiver seules pour approfondir les domaines qui les intéressent au-delà des cours uniquement. »

(Jonathan Michalon, ancien étudiant en licence d'informatique)

Licence pro CDED

  • Niveau : Bac +3
  • Durée : 1 ans
  • Composante : IUT Robert Schumann (Illkirch)
  • Site : iutrs.unistra.fr

La licence professionnelle Concepteur-Développeur en Environnement Distribué permet de se spécialiser dans le développement d'applications web, avec un enseignement axé sur la programmation et la conception d'applications.

La formation est accessible sur candidature après un diplôme bac +2 comme un DUT.

Licence pro MIDEN

  • Niveau : Bac +3
  • Durée : 1 ans
  • Composante : IUT Robert Schumann (Illkirch)
  • Site : iutrs.unistra.fr

La licence professionnelle Médiation de l’information et du document dans les environnements numériques a pour but de former des spécialistes de l'information spécialistes du numérique. Elle forme à la fois aux nouveaux métiers de l'information numérique (stratégie de contenu, community management, etc.) ainsi qu'à des métiers plus traditionnels (comme chargé de communication) avec une spécialisation numérique.

Elle est ouverte à tous les étudiants ayant un niveau bac +2 quelle que soit la spécialité.

Licence pro TAIS

  • Niveau : Bac +3
  • Durée : 1 ans
  • Composante : IUT de Haguenau
  • Site : iuthaguenau.unistra.fr/licence-pro

La licence professionnelle Techniques et Activités de l'Image et du Son permet de se spécialiser dans la création et la diffusion de contenu multimédia. Elle possède un parcours CREAVI axé sur le graphisme et la communication visuelle mais aussi un parcours D-WEB permettant de se spécialiser en web design et conception d'interface utilisateur.

Elle ouverte aux étudiant.e.s de niveau bac +2 en arts, communication, informatique ou multimédia.

Licence pro ATC

  • Niveau : Bac +3
  • Durée : 1 ans
  • Composante : Faculté des sciences de l'éducation
  • Site : lpatc.eformation-webmaster.net

La licence professionnelle Activités et Techniques de Communication est une licence pluridisciplinaire à distance permettant de découvrir un large panel de métiers du Web et de la communication, avec des cours variés sur le web design, le développement web, la gestion de projet et la communication.

Elle est accessible aux étudiant.e.s qui ont validé un niveau bac +2.

​« La licence ATC est une filière très polyvalente, elle se compose de développement web, infographie, communication, marketing et gestion. Elle a la particularité d'être à distance. Les intervenants professionnels apportent un plus à cette formation, avec des connaissances et compétences plus en cohérence avec l'attente des agences. La possibilité de faire une alternance est aussi un point positif.

Il faut une réelle passion pour le web en général. Les cours même de communication et gestion se feront en rapport avec le web. Il faut avant tout avoir un objectif précis et savoir vraiment travailler par soi-même. Être à distance demande une certaine rigueur et de ne pas s'isoler sous peine de trouver l'année difficile. »

(Derek Salmon, étudiant en LPATC)

Master Caweb

  • Niveau : Bac +5
  • Durée : 2 ans
  • Composante : UFR de Langues et Sciences Humaines Appliquées
  • Site : mastercaweb.u-strasbg.fr

Le master Caweb associe des connaissances en création web et gestion de projet avec des compétences en traduction et plus particulièrement en localisation de logiciels. Il forme donc des profils très pluridisciplinaires en mettant l'accent sur cette double compétence Web et langues.

Il s’adresse principalement aux étudiant.e.s en langue qui souhaiteraient se spécialiser dans les métiers du Web et existe en présentiel et à distance. La deuxième année peut être suivie en alternance.

« J'ai intégré en 2012 le master CAWEB, parcours qui vise à équiper les diplômé-e-s des filières des langues d'un bagage numérique leur permettant de mettre à profit leurs talents linguistiques dans le domaine du web.

Le parcours CAWEB forme à une large variété de métiers liés au web. Le-la diplômé-e CAWEB dispose d'une combinaison unique de compétences en communication et de connaissances pointues des outils à mettre en place pour réussir une stratégie web. Grâce à ce profil polyvalent un-e CAWEBien-ne finit très souvent par intégrer un poste de chef de projets web ou chargé de communication digitale, que ça soit à l'étranger ou en France.

Le parcours est fortement professionnalisant, les enseignements variés et dispensés pour la plupart par des professionnels, ce qui apporte une forte valeur ajoutée. Le nombre d'enseignements et la combinaison avec l'apprentissage rend ce parcours très exigeant et demande une rigueur totale de la part de l'étudiant. Néanmoins ce sont la variété et le nombre d'enseignements qui sont l'atout de ce master.

La formation est à recommender fortement aux diplômé-e-s des filières langues qui souhaitent suivre un laster professionnalisant qui les aidera à mettre à profit leurs compétences en langues dans un domaine en forte croissance. »

(Mark Nightingale, ancien étudiant en master Caweb)

Master multimédia

  • Niveau : Bac +5
  • Durée : 2 ans
  • Composante : Faculté des arts
  • Site : arts.unistra.fr/arts-visuels/multimedia

Ce master s’adresse aux étudiant.e.s ayant une licence en art ou en design et permet de se former aux aspects pratiques et théoriques de la création visuelle.

Master 2 CFT

  • Niveau : Bac +5
  • Durée : 1 ans
  • Composante : Faculté des sciences de l'éducation
  • Site : sc-educ.unistra.fr

Anciennement une spécialité du master didactique des langues et maintenant élargit à toutes les sciences de l'éducation, le master Conception, Formation, Technologie propose aux étudiants en sciences de l'éducation d'apprendre les bases de la conception de site web dans le but d'en faire des chefs de projets e-learning maîtrisant à la fois les aspects pédagogiques et les aspects techniques de ce type de projets.

« Le master didactique des langues offre des opportunités d’apprendre des méthodes et techniques théoriques et pratiques d’enseignement dans les langues. Avec le parcours CFT, on apprend à incorporer les TIC dans l’enseignement, notamment avec la création des ressources multimédia pour l’enseignement.

Ce parcours s'adresse donc à ceux qui veulent s’orienter dans l’enseignement des langues et qui aimerait travailler avec les TIC. »

(Seto Yibokou, étudiant en master CFT)

Master 2 e-marketing

  • Niveau : Bac +5
  • Durée : 1 ans
  • Composante : EM Strasbourg
  • Site : em-strasbourg.eu/formations

Ce master 2 en alternance permet d'acquérir des compétences en gestion de projet web ainsi qu'en webmarketing. Il s'adresse aux cadres souhaitant se former en e-marketing stratégique et opérationnel.

Il permet d'apprendre à gérer des projets web, utiliser les différents outils de webmarketing, intégrer le numérique dans les stratégies d'entreprise et mettre en place des stratégie de communication sur les réseaux sociaux.

Masters d'informatique

  • Niveau : Bac +5
  • Durée : 2 ans
  • Composante : UFR d'informatique et mathématique
  • Site : master-informatique.unistra.fr

Le département d'informatique de l'université propose 4 masters en informatique :

  • Gestion de Projets Informatiques
  • Ingénierie du Logiciel et des Connaissances
  • Informatique et Sciences de l'Image
  • Réseaux Informatiques et Systèmes Embarqués

Bien que pas directement orientés vers les métiers du Web, ils permettent à ceux qui le souhaitent d'acquérir de solides compétences en informatique.

Structures

Les métiers du Web peuvent s'exercer dans des structures de différentes tailles, allant de l'entreprise unipersonnelle à la multinationale du CAC40. Nous revenons ici sur les formes d'organisation les plus répandues dans la profession, avec leur fonctionnement et leurs particularités.

Indépendants

La plupart des métiers du Web peuvent être exercés en tant que freelance. Le statut d'auto-entrepreneur est très avantageux pour démarrer une activité et peut permettre à un jeune de faire ses armes pendant ou après ses études.

Cependant, le freelancing est également un vrai choix de carrière valable sur le long terme pour les personnes qui préfèrent organiser elles-mêmes leurs horaires de travail. Un freelance pourra travailler directement pour des clients finaux mais aura aussi la possibilité de faire de la sous-traitance pour des agences.

Agences

La forme la plus classique d'entreprise dans le domaine du Web reste les agences spécialisées dans la création de sites web et qui proposent un ensemble complet de services à leurs clients.

Ces agences emploient généralement la plupart des profils vu dans ce guide : développeurs, graphistes, référenceurs, etc.

Startups

Une startup est une jeune entreprise, généralement innovante, à fort potentiel de croissance. Comme l'innovation passe de nos jours souvent par Internet, de nombreuses startups exercent dans le domaine du Web.

Pour ceux qui n'ont pas peur du risque et ont le goût d'entreprendre, cela peut être l'occasion de travailler sur des projets novateurs et intéressants.

ESN

Les Entreprises de Services du Numérique (anciennement SSII) sont des sociétés de services spécialisées en informatique qui réalisent des développements informatiques pour leurs clients.

Il s'agit généralement d’entreprises de taille importante qui emploient majoritairement des développeurs.

Services web

Il n'est bien évidemment pas obligatoire de travailler dans une entreprise spécialisée dans le Web pour faire du Web. Aujourd'hui, la plupart des grandes entreprises et établissements publics ont un service web chargé de mettre en place et de maintenir les sites web de l'organisme.

Groupes de professionnels

On ne le répétera jamais assez, dans le Web il est primordial de se constituer un réseau. Heureusement, il règne une bonne entente entre professionnels dans le milieu et il existe plusieurs groupes de professionnels qui se réunissent régulièrement autour d'un verre. N'hésitez donc pas à aller les rencontrer !

  • WdStr : Les webdesigners et développeur.euse.s front-end de Strasbourg se retrouvent tous les mois pour discuter, échanger des astuces et partager leurs expériences.
  • Webavardes : Les Webavardes est un réseau de femmes qui travaillent principalement dans la communication digitale. Elles organisent des afterworks et des conférences.
  • Alsaseo : Alsaseo est une association des référenceurs d'Alsace, qui organise notamment l'Optiday, une journée de conférences et débats autour du référencement.
  • Quai n°10 : Quai n°10 est une association qui a pour but d'animer la communauté des professionnels du Web strasbourgeois et plus particulièrement des freelances.
  • ApéroEntrepreneurs : Les ApéroEntrepreneurs sont le rendez-vous mensuel des entrepreneurs strasbourgeois.
  • Alsace Digitale : L'association organise de nombreux événement autour du numérique et gère l'espace de coworking la Plage digitale.
  • Elsass JUG : Elsass JUG est la communauté des utilisateurs de Java en Alsace.
  • StrasbourgJS : StrasbourgJS est un rendez-vous régulier pour les développeurs qui utilisent le langage JavaScript.