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35 lockpicking.tex
@@ -8,7 +8,6 @@
\usepackage{graphicx}
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\usepackage{fourier}
\definecolor{colorlink}{rgb}{0.380,0,0}
@@ -71,7 +70,7 @@
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
\begin{document}
-\newcommand{\chapref}[1]{\vref{chap:#1}}
+\newcommand{\chapref}[1]{\ref{chap:#1} (page~\pageref{chap:#1})}
\title{[M.I.T.] Guide to Lock Picking}
\author{Version Française}
@@ -134,7 +133,7 @@ \chapter{\label{chap:cest_facile}C'est facile}
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%% chapitre 2
\chapter{\label{chap:comment_clef_serrure}Comment une clef ouvre-t-elle une serrure ?}
-Ce chapitre présente le fonctionnement de base de la serrure à goupilles et le vocabulaire utilisé dans ce manuel. Les termes utilisés pour décrire les serrures et les parties qui les composent varient d'un fabricant à l'autre et parfois d'une ville à l'autre, donc même si vous connaissez déjà le fonctionnement de base d'une serrure, vous devriez regarder la figure~\vref{fonctionnement_serrure} pour être en phase avec le vocabulaire que nous utiliserons dans ce manuel.
+Ce chapitre présente le fonctionnement de base de la serrure à goupilles et le vocabulaire utilisé dans ce manuel. Les termes utilisés pour décrire les serrures et les parties qui les composent varient d'un fabricant à l'autre et parfois d'une ville à l'autre, donc même si vous connaissez déjà le fonctionnement de base d'une serrure, vous devriez regarder la figure~\ref{fonctionnement_serrure} pour être en phase avec le vocabulaire que nous utiliserons dans ce manuel.
\begin{figure}[ht]
\includegraphics[width=16cm]{images/image1}
@@ -184,7 +183,7 @@ \chapter{\label{chap:modele_demonstration}Le modèle de démonstration}
\end{figure}
-Le modèle de serrure de démonstration est présenté sur la figure~\vref{modele_serrure}. Ce n'est pas la coupe d'une véritable serrure, mais la représentation schématisée d'un mécanisme très simple utilisé dans un but didactique (inspiré d'une serrure d'époque romaine). Le rôle de cette serrure est d'empêcher deux plaques de métal de glisser l'une sur l'autre à moins que la clef adéquate ne soit présente. Cette serrure est constituée de deux plaques superposées et percées de trous de passage qui les traversent. Le schéma montre une serrure à deux « pistons » : deux goupilles sont placées dans chaque trou de passage de façon à ce que l'intervalle (césure) entre elles ne s'aligne pas au passage avec la ligne de césure générale. Le sommet de la goupille active doit être amené sur la ligne de césure générale des plaques pour autoriser l'ouverture. Une protubérance située sur la partie inférieure de la plaque du bas empêche les goupilles de tomber en dehors des plaques, et un ressort placé au-dessus de la plaque supérieure appuie sur la goupille passive (la goupille supérieure, « passive » ou « goupille de stator »).
+Le modèle de serrure de démonstration est présenté sur la figure~\ref{modele_serrure}. Ce n'est pas la coupe d'une véritable serrure, mais la représentation schématisée d'un mécanisme très simple utilisé dans un but didactique (inspiré d'une serrure d'époque romaine). Le rôle de cette serrure est d'empêcher deux plaques de métal de glisser l'une sur l'autre à moins que la clef adéquate ne soit présente. Cette serrure est constituée de deux plaques superposées et percées de trous de passage qui les traversent. Le schéma montre une serrure à deux « pistons » : deux goupilles sont placées dans chaque trou de passage de façon à ce que l'intervalle (césure) entre elles ne s'aligne pas au passage avec la ligne de césure générale. Le sommet de la goupille active doit être amené sur la ligne de césure générale des plaques pour autoriser l'ouverture. Une protubérance située sur la partie inférieure de la plaque du bas empêche les goupilles de tomber en dehors des plaques, et un ressort placé au-dessus de la plaque supérieure appuie sur la goupille passive (la goupille supérieure, « passive » ou « goupille de stator »).
\begin{figure}[ht]
\begin{center}
@@ -200,14 +199,14 @@ \chapter{\label{chap:modele_demonstration}Le modèle de démonstration}
\end{center}
\end{figure}
-Si la clef est absente, les plaques ne peuvent glisser l'une sur l'autre parce qu'une partie de la goupille passive passe au travers des deux plaques et les bloque. La clef adéquate soulève les goupilles jusqu'à ce que l'espace (césure) situé entre les deux goupilles (rotor et stator) et la ligne de césure générale (l'espace se trouvant entre les plaques) soit alignée (cf. la figure~\vref{clef_plaques}). Ainsi, la clef soulève simultanément les goupilles (active et passive) jusqu'à ce qu'elles atteignent leur ligne de césure propre puis la ligne de césure générale de la serrure. Dans cette configuration, les plaques peuvent glisser l'une sur l'autre.
+Si la clef est absente, les plaques ne peuvent glisser l'une sur l'autre parce qu'une partie de la goupille passive passe au travers des deux plaques et les bloque. La clef adéquate soulève les goupilles jusqu'à ce que l'espace (césure) situé entre les deux goupilles (rotor et stator) et la ligne de césure générale (l'espace se trouvant entre les plaques) soit alignée (cf. la figure~\ref{clef_plaques}). Ainsi, la clef soulève simultanément les goupilles (active et passive) jusqu'à ce qu'elles atteignent leur ligne de césure propre puis la ligne de césure générale de la serrure. Dans cette configuration, les plaques peuvent glisser l'une sur l'autre.
-La figure~\vref{clef_plaques} illustre également l'une des caractéristiques fondamentales des serrures. Il existe toujours un certain jeu entre les différentes pièces constituant une serrure. En effet, toute pièce mécanique glissant l'une sur l'autre doit être séparée par un intervalle, un jeu, même très léger. Le jeu mécanique entre les deux plaques permet à une variété de clefs correctement taillées d'ouvrir la serrure. Remarquons que la goupille de droite dans la figure~\vref{clef_plaques} ne se trouve pas exactement au même niveau que celle de gauche, ce qui n'empêchera pas la serrure de s'ouvrir.
+La figure~\ref{clef_plaques} illustre également l'une des caractéristiques fondamentales des serrures. Il existe toujours un certain jeu entre les différentes pièces constituant une serrure. En effet, toute pièce mécanique glissant l'une sur l'autre doit être séparée par un intervalle, un jeu, même très léger. Le jeu mécanique entre les deux plaques permet à une variété de clefs correctement taillées d'ouvrir la serrure. Remarquons que la goupille de droite dans la figure~\ref{clef_plaques} ne se trouve pas exactement au même niveau que celle de gauche, ce qui n'empêchera pas la serrure de s'ouvrir.
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%% chapitre 4
\chapter{\label{chap:bases_defauts_mecaniques}Bases du crochetage et défauts mécaniques}
-Le modèle de démonstration souligne le défaut de base qui permet le crochetage : le jeu mécanique. Ce défaut permet d'ouvrir une serrure en positionnant les goupilles par tâtage l'une après l'autre, Il n'est alors plus nécessaire qu'une clef soulève tous les goupilles en même temps. Les figures~\vref{blocage_goupille} et \vref{goupille_positionnee} montrent comment les goupilles d'une serrure peuvent être soulevées une par une par tâtage. La première étape de cette procédure consiste à appliquer une force translatoire sur la serrure en poussant longitudinalement sur la plaque du bas. Cette force permet à une ou à plusieurs des goupilles d'être coincées entre les deux plaques en raison des jeux mécaniques. Le défaut le plus classique des serrures est qu'une seule goupille bloque l'ouverture (le glissement) des deux plaques. Dans la figure~\vref{blocage_goupille} on peut remarquer que la goupille de gauche bloque les plaques. Pourtant, même si une goupille bloque, elle peut être poussée vers le haut grâce à un outil de crochetage que l'on appelle « palpeur » (« pick » ou « lifter » en anglais) ~---~ voir la figure~\vref{crochet_goupille}. Quand le sommet de la goupille active atteint la ligne de césure générale, la plaque du bas peut alors glisser légèrement. Si le palpeur est retiré, la goupille sera maintenue par chevauchement ou cisaillement de la plaque du bas, et la goupille active retombera en bas à sa place initiale ~---~ voir la figure~\vref{goupille_positionnee}. Le léger mouvement de la plaque du bas cause alors le blocage d'une nouvelle goupille. La même procédure pourra alors être utilisée pour positionner correctement cette dernière.
+Le modèle de démonstration souligne le défaut de base qui permet le crochetage : le jeu mécanique. Ce défaut permet d'ouvrir une serrure en positionnant les goupilles par tâtage l'une après l'autre, Il n'est alors plus nécessaire qu'une clef soulève tous les goupilles en même temps. Les figures~\ref{blocage_goupille} et \ref{goupille_positionnee} montrent comment les goupilles d'une serrure peuvent être soulevées une par une par tâtage. La première étape de cette procédure consiste à appliquer une force translatoire sur la serrure en poussant longitudinalement sur la plaque du bas. Cette force permet à une ou à plusieurs des goupilles d'être coincées entre les deux plaques en raison des jeux mécaniques. Le défaut le plus classique des serrures est qu'une seule goupille bloque l'ouverture (le glissement) des deux plaques. Dans la figure~\ref{blocage_goupille} on peut remarquer que la goupille de gauche bloque les plaques. Pourtant, même si une goupille bloque, elle peut être poussée vers le haut grâce à un outil de crochetage que l'on appelle « palpeur » (« pick » ou « lifter » en anglais) ~---~ voir la figure~\ref{crochet_goupille}. Quand le sommet de la goupille active atteint la ligne de césure générale, la plaque du bas peut alors glisser légèrement. Si le palpeur est retiré, la goupille sera maintenue par chevauchement ou cisaillement de la plaque du bas, et la goupille active retombera en bas à sa place initiale ~---~ voir la figure~\ref{goupille_positionnee}. Le léger mouvement de la plaque du bas cause alors le blocage d'une nouvelle goupille. La même procédure pourra alors être utilisée pour positionner correctement cette dernière.
\begin{figure}[ht]
@@ -246,7 +245,7 @@ \chapter{\label{chap:bases_defauts_mecaniques}Bases du crochetage et défauts m
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%% chapitre 5
\chapter{\label{chap:modele_goupilles}Le modèle à goupilles}
-Le modèle de serrure didactique peut expliquer les effets qui impliquent plus d'une goupille, mais un modèle différent est nécessaire pour expliquer le fonctionnement détaillé d'une seule goupille ~---~ cf. figure~\vref{modele_goupilles_colonne}. Le modèle de goupilles « en colonne » souligne le rapport entre la pression rotative à appliquer et la force à employer pour soulever chaque goupille. Il est essentiel que vous compreniez cette interdépendance.
+Le modèle de serrure didactique peut expliquer les effets qui impliquent plus d'une goupille, mais un modèle différent est nécessaire pour expliquer le fonctionnement détaillé d'une seule goupille ~---~ cf. figure~\ref{modele_goupilles_colonne}. Le modèle de goupilles « en colonne » souligne le rapport entre la pression rotative à appliquer et la force à employer pour soulever chaque goupille. Il est essentiel que vous compreniez cette interdépendance.
\begin{figure}[ht]
\begin{center}
@@ -255,7 +254,7 @@ \chapter{\label{chap:modele_goupilles}Le modèle à goupilles}
\end{center}
\end{figure}
-Pour comprendre la « sensation » du tâtage vous devez savoir comment le mouvement d'une goupille est affectée par la rotation appliquée par votre outil de tension (que l'on appelle un entraîneur) et par la pression appliquée par votre crochet palpeur. Un bon moyen de représenter cette interaction est un graphique représentant la pression minimum nécessaire pour déplacer une goupille, en fonction de la profondeur qu'elle doit atteindre à partir de sa position initiale. Le reste de ce chapitre extrapolera le graphique des forces à appliquer pour le modèle des goupilles en colonne. La figure~\vref{goupille_force_rotative} représente la position d'une goupille lorsqu'une force rotative est appliquée sur le rotor. Les forces en présences sont les frottements des côtés de la goupille, la pression du ressort au-dessus du mécanisme, et le contact de la goupille du dessous. La force à appliquer sur le crochet palpeur détermine la pression du contact en dessous.
+Pour comprendre la « sensation » du tâtage vous devez savoir comment le mouvement d'une goupille est affectée par la rotation appliquée par votre outil de tension (que l'on appelle un entraîneur) et par la pression appliquée par votre crochet palpeur. Un bon moyen de représenter cette interaction est un graphique représentant la pression minimum nécessaire pour déplacer une goupille, en fonction de la profondeur qu'elle doit atteindre à partir de sa position initiale. Le reste de ce chapitre extrapolera le graphique des forces à appliquer pour le modèle des goupilles en colonne. La figure~\ref{goupille_force_rotative} représente la position d'une goupille lorsqu'une force rotative est appliquée sur le rotor. Les forces en présences sont les frottements des côtés de la goupille, la pression du ressort au-dessus du mécanisme, et le contact de la goupille du dessous. La force à appliquer sur le crochet palpeur détermine la pression du contact en dessous.
\begin{figure}[ht]
\begin{center}
@@ -273,9 +272,9 @@ \chapter{\label{chap:modele_goupilles}Le modèle à goupilles}
\end{center}
\end{figure}
-Quand la goupille atteint la ligne de césure, la situation change soudainement (cf. figure~\vref{goupille_ligne_cesure}). La force de friction chute et le rotor tourne légèrement (pour être coincé par une autre goupille). Maintenant la seule force en présence est celle du ressort. Après que le sommet de la goupille ait traversé l'intervalle entre le rotor et le stator, une nouvelle force de frottement apparaît entre la goupille et le stator. Cette force peut être assez importante, et nécessite alors une plus grande pression pour déplacer la goupille.
+Quand la goupille atteint la ligne de césure, la situation change soudainement (cf. figure~\ref{goupille_ligne_cesure}). La force de friction chute et le rotor tourne légèrement (pour être coincé par une autre goupille). Maintenant la seule force en présence est celle du ressort. Après que le sommet de la goupille ait traversé l'intervalle entre le rotor et le stator, une nouvelle force de frottement apparaît entre la goupille et le stator. Cette force peut être assez importante, et nécessite alors une plus grande pression pour déplacer la goupille.
-Si les goupilles sont poussées plus loin dans le cylindre, la goupille entre à son tour en friction dans la situation initiale. Voir la figure~\vref{goupille_trop_loin}. Ainsi, la tension nécessaire pour déplacer les goupilles de part et d'autre de la ligne de césure est approximativement la même. Accroître la rotation augmente la tension nécessaire. Au niveau de la ligne de césure, la tension augmente énormément et brusquement lorsque la goupille entre en contact avec le stator. Cette analyse est résumée graphiquement sur la figure~\vref{graphique_tension_deplacement}.
+Si les goupilles sont poussées plus loin dans le cylindre, la goupille entre à son tour en friction dans la situation initiale. Voir la figure~\ref{goupille_trop_loin}. Ainsi, la tension nécessaire pour déplacer les goupilles de part et d'autre de la ligne de césure est approximativement la même. Accroître la rotation augmente la tension nécessaire. Au niveau de la ligne de césure, la tension augmente énormément et brusquement lorsque la goupille entre en contact avec le stator. Cette analyse est résumée graphiquement sur la figure~\ref{graphique_tension_deplacement}.
% Schéma 5.4
\begin{figure}[ht]
@@ -297,13 +296,13 @@ \chapter{\label{chap:modele_goupilles}Le modèle à goupilles}
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%% chapitre 6
\chapter{\label{chap:raclage_ratissage}Bases du « raclage » ou du « ratissage »}
-À la maison vous pouvez prendre votre temps pour crocheter une serrure, mais sur le terrain, la vitesse est toujours essentielle. Ce chapitre présente une technique de crochetage appelé « raclage » (« racking » en anglais) qui permet d'ouvrir rapidement un grand nombre de serrures. La première étape de la technique de base (chapitre~\chapref{bases_defauts_mecaniques}) est de localiser la goupille qui bloque le plus. Le diagramme des forces en présence (figure~\vref{graphique_tension_deplacement}) développé dans le chapitre~\chapref{modele_goupilles} suggère une technique rapide pour déterminer quelle goupille positionner en premier. Considérons que toutes les goupilles peuvent être caractérisées par le même diagramme de forces. Cela suppose qu'elles coincent toutes en même temps et qu'elles subissent les même contraintes. Considérons maintenant l'utilisation d'un crochet sur toutes les goupilles avec une pression suffisante pour vaincre la tension du ressort et les frottements mais insuffisante pour vaincre les contraintes dues au contact de la goupille contre le cylindre ou stator.
+À la maison vous pouvez prendre votre temps pour crocheter une serrure, mais sur le terrain, la vitesse est toujours essentielle. Ce chapitre présente une technique de crochetage appelé « raclage » (« racking » en anglais) qui permet d'ouvrir rapidement un grand nombre de serrures. La première étape de la technique de base (chapitre~\chapref{bases_defauts_mecaniques}) est de localiser la goupille qui bloque le plus. Le diagramme des forces en présence (figure~\ref{graphique_tension_deplacement}) développé dans le chapitre~\chapref{modele_goupilles} suggère une technique rapide pour déterminer quelle goupille positionner en premier. Considérons que toutes les goupilles peuvent être caractérisées par le même diagramme de forces. Cela suppose qu'elles coincent toutes en même temps et qu'elles subissent les même contraintes. Considérons maintenant l'utilisation d'un crochet sur toutes les goupilles avec une pression suffisante pour vaincre la tension du ressort et les frottements mais insuffisante pour vaincre les contraintes dues au contact de la goupille contre le cylindre ou stator.
-Toute pression supérieure à la partie plate du diagramme des forces et inférieure à l'extrémité supérieure fonctionnera. Lorsque le crochet passera sur une goupille, ce dernier se déplacera jusqu'à ce qu'il rencontre le cylindre (ou stator), mais il n'y entrera pas ~---~ cf. figure~\vref{goupille_ligne_cesure}. La force de contact exercée sur la ligne de césure résiste à la pression du crochet, ce dernier passe donc sur la goupille sans la faire pénétrer dans le cylindre. Si la tension rotative adéquate est appliquée, le rotor ou barillet tournera légèrement. Lorsque le crochet ou pick abandonnera la goupille, cette dernière retombera à sa place initiale, mais la goupille passive sera coincée sur le bord du rotor (ou barillet) et restera au-dessus de la ligne de césure ~---~ cf. figure~\vref{graphique_tension_deplacement}.
+Toute pression supérieure à la partie plate du diagramme des forces et inférieure à l'extrémité supérieure fonctionnera. Lorsque le crochet passera sur une goupille, ce dernier se déplacera jusqu'à ce qu'il rencontre le cylindre (ou stator), mais il n'y entrera pas ~---~ cf. figure~\ref{goupille_ligne_cesure}. La force de contact exercée sur la ligne de césure résiste à la pression du crochet, ce dernier passe donc sur la goupille sans la faire pénétrer dans le cylindre. Si la tension rotative adéquate est appliquée, le rotor ou barillet tournera légèrement. Lorsque le crochet ou pick abandonnera la goupille, cette dernière retombera à sa place initiale, mais la goupille passive sera coincée sur le bord du rotor (ou barillet) et restera au-dessus de la ligne de césure ~---~ cf. figure~\ref{graphique_tension_deplacement} page~\pageref{graphique_tension_deplacement}.
En théorie un seul passage sur les goupilles pourrait entraîner l'ouverture de la serrure.
-En pratique une ou deux goupilles se positionneront lors d'un seul passage du crochet, donc plusieurs passages seront nécessaires. En résumé, vous devez déplacer rapidement le crochet « racleur » d'avant en arrière sur les goupilles tout en ajustant la force rotative sur le rotor ou barillet. Les exercices du chapitre~\chapref{exercices} vous apprendront comment déterminer la rotation et la pression adéquate. Vous trouverez que les goupilles d'une serrure ont tendance à se positionner dans un ordre particulier. Beaucoup de facteurs déterminent cet ordre (voir le chapitre~\chapref{faiblesses_serrure}), mais la cause fondamentale est un non-alignement de l'axe du barillet avec l'axe sur lequel les trous de passage des goupilles ont étés forés ~---~ cf. figure~\vref{non-alignement}. Si l'axe des trous des goupilles est à l'oblique par rapport à l'axe central du rotor, les goupilles se positionneront de l'avant vers l'arrière si le rotor pivote dans un sens, et de l'arrière vers l'avant si ce rotor pivote dans l'autre sens. Beaucoup de serrures ont ce défaut.
+En pratique une ou deux goupilles se positionneront lors d'un seul passage du crochet, donc plusieurs passages seront nécessaires. En résumé, vous devez déplacer rapidement le crochet « racleur » d'avant en arrière sur les goupilles tout en ajustant la force rotative sur le rotor ou barillet. Les exercices du chapitre~\chapref{exercices} vous apprendront comment déterminer la rotation et la pression adéquate. Vous trouverez que les goupilles d'une serrure ont tendance à se positionner dans un ordre particulier. Beaucoup de facteurs déterminent cet ordre (voir le chapitre~\chapref{faiblesses_serrure}), mais la cause fondamentale est un non-alignement de l'axe du barillet avec l'axe sur lequel les trous de passage des goupilles ont étés forés ~---~ cf. figure~\ref{non-alignement}. Si l'axe des trous des goupilles est à l'oblique par rapport à l'axe central du rotor, les goupilles se positionneront de l'avant vers l'arrière si le rotor pivote dans un sens, et de l'arrière vers l'avant si ce rotor pivote dans l'autre sens. Beaucoup de serrures ont ce défaut.
\begin{figure}[ht]
\begin{center}
@@ -419,7 +418,7 @@ \section{De quel côté tourner ?}
Il peut être très frustrant de passer un temps incalculable à crocheter une serrure et de découvrir que vous avez fait pivoter le rotor dans le mauvais sens. Si c'est le cas ce dernier tournera librement jusqu'à ce qu'il rencontre une butée, ou jusqu'à ce qu'il pivote de 180 degrés et que les goupilles passives pénètrent à nouveau dans le rotor (voir le paragraphe 9.11). Le paragraphe 9.11 explique aussi comment faire pivoter le rotor de plus de 180 degrés si nécessaire pour rétracter complètement le pêne. Quand le rotor pivote dans la bonne direction, vous devez sentir une résistance plus importante au moment où la came du rotor rencontre le ressort du pêne.
-La direction dans laquelle il faut tourner le rotor dépend du mécanisme du pêne, pas de la serrure, mais il y a quelques règles générales à connaître. La plupart des cadenas bon marchés s'ouvriront quel que soit le sens dans lequel le rotor est actionné, ainsi vous pouvez choisir le sens qui vous semble le plus confortable pour l'utilisation de l'entraîneur. Certains cadenas quant à eux ne peuvent être ouverts que si le rotor est actionné dans le sens des aiguilles d'une montre. Les serrures à « double cylindre » s'ouvrent généralement par la rotation du fond de la serrure (c'est-à-dire, du côté plat de la clef plus ou moins loin du chambranle de la porte) Les serrures à barillet simple suivent également cette règle. Voir la figure~\vref{sens_barillet}. Les serrures intégrées dans les poignées de porte s'ouvrent habituellement dans le sens des aiguilles d'une montre. Les serrures de bureau et des classeurs s'ouvrent également dans le sens des aiguilles d'une montre.
+La direction dans laquelle il faut tourner le rotor dépend du mécanisme du pêne, pas de la serrure, mais il y a quelques règles générales à connaître. La plupart des cadenas bon marchés s'ouvriront quel que soit le sens dans lequel le rotor est actionné, ainsi vous pouvez choisir le sens qui vous semble le plus confortable pour l'utilisation de l'entraîneur. Certains cadenas quant à eux ne peuvent être ouverts que si le rotor est actionné dans le sens des aiguilles d'une montre. Les serrures à « double cylindre » s'ouvrent généralement par la rotation du fond de la serrure (c'est-à-dire, du côté plat de la clef plus ou moins loin du chambranle de la porte) Les serrures à barillet simple suivent également cette règle. Voir la figure~\ref{sens_barillet}. Les serrures intégrées dans les poignées de porte s'ouvrent habituellement dans le sens des aiguilles d'une montre. Les serrures de bureau et des classeurs s'ouvrent également dans le sens des aiguilles d'une montre.
\begin{figure}[ht]
@@ -435,7 +434,7 @@ \section{Jusqu'où tourner ?}
La question complémentaire de : « Dans quel sens faire tourner une serrure ? » est « Jusqu'où la faire pivoter ? ». Les serrures de bureau et classeurs s'ouvrent généralement avec moins d'un demi tour (90 degrés). Lors de l'ouverture de la serrure d'un bureau essayez d'éviter que le rotor reste en position ouverte. Les serrures intégrées aux poignées de porte s'ouvrent aussi souvent en un demi tour. Les serrures non intégrées à la poignée nécessitent quant à elles un tour complet. Les serrures de verrou, quand à elles, peuvent nécessiter un tour complet voire souvent deux.
-Faire pivoter une serrure de plus de 180 degrés est difficile parce que les goupilles pénètrent à nouveau dans le stator de la serrure qui est alors rebloqué, cf. la section~\vref{passive_separateur_trou_passage}.
+Faire pivoter une serrure de plus de 180 degrés est difficile parce que les goupilles pénètrent à nouveau dans le stator de la serrure qui est alors rebloqué, cf. la section~\ref{passive_separateur_trou_passage}.
%Schéma 9.2
@@ -635,7 +634,7 @@ \subsection{Les lamelles de balayeuses}
Pour donner une inclinaison de 80\degres\,à la tête, faites dépasser la lamelle hors de l'étau d'environ 1 centimètre (il reste donc 2 centimètres pris dans l'étau). Placer la tige d'un tournevis contre la lamelle et recourbez l'acier autour du tournevis sur un angle d'environ 90\degres. Cela devrait donner au métal une inclinaison permanente de 80\degres. Essayez de garder l'axe de l'inclinaison perpendiculaire au manche. La tige du tournevis garantit que le rayon de cette inclinaison ne sera pas trop petit. Tout objet arrondi peut faire l'affaire (par exemple, une mèche de perceuse, une pince à épiler, ou le bouchon d'un stylo). Si vous avez des problèmes avec cette méthode, essayez de saisir la lamelle avec deux pinces éloignées d'environ 1,5 centimètres et tordez la pièce. Cette méthode produit une courbe progressive qui ne cassera pas la lamelle d'acier.
-Une meuleuse facilitera beaucoup la fabrication des crochets. Cela demande un peu d'entraînement pour apprendre comment faire des découpes propres avec une meuleuse, mais il faut moins de temps pour se faire la main sur deux ou trois crochets que de confectionner un seul crochet avec une lime. La première étape est de tailler l'angle avant du crochet. Utilisez pour cela la partie plane de la meule. Tenez la lamelle d'acier à 45\degres\,et déplacez la lamelle latéralement pour dégrossir le métal sur la meule. Travaillez par à-coups pour éviter de surchauffer le métal ce qui le rendrait fragile. Si le métal change de couleur (s'il rougit ou noircit), vous l'avez surchauffé, et vous devrez alors retravailler la zone colorée. Taillez ensuite l'angle arrière du bout du crochet en utilisant le bord de la meule. Habituellement un des côtés de la meule est plus coupant que l'autre, c'est ce côté que vous choisirez. Maintenez le crochet en conservant l'angle désiré puis amenez-le lentement sur l'angle du bord de la meule. Le tranchant de la meule devrait alors tailler parfaitement l'angle arrière de l'outil. Soyez sûr que bout du crochet est maintenu. Si la petite table d'appui de la meuleuse n'est pas assez proche de la meule pour pouvoir tailler le bout du crochet vous pouvez utiliser des pinces pour le tenir. La partie à tailler doit être légèrement supérieure aux $\nicefrac{2}{3}$ de la largeur de la lamelle d'acier. Si le bout du crochet se dessine alors proprement, continuez. Si ce n'est pas le cas arrêtez et recommencez avec une autre lamelle d'acier. Sinon, vous risqueriez de casser la lamelle d'acier en la serrant dans un étau et en la recourbant à nouveau.
+Une meuleuse facilitera beaucoup la fabrication des crochets. Cela demande un peu d'entraînement pour apprendre comment faire des découpes propres avec une meuleuse, mais il faut moins de temps pour se faire la main sur deux ou trois crochets que de confectionner un seul crochet avec une lime. La première étape est de tailler l'angle avant du crochet. Utilisez pour cela la partie plane de la meule. Tenez la lamelle d'acier à 45\degres\,et déplacez la lamelle latéralement pour dégrossir le métal sur la meule. Travaillez par à-coups pour éviter de surchauffer le métal ce qui le rendrait fragile. Si le métal change de couleur (s'il rougit ou noircit), vous l'avez surchauffé, et vous devrez alors retravailler la zone colorée. Taillez ensuite l'angle arrière du bout du crochet en utilisant le bord de la meule. Habituellement un des côtés de la meule est plus coupant que l'autre, c'est ce côté que vous choisirez. Maintenez le crochet en conservant l'angle désiré puis amenez-le lentement sur l'angle du bord de la meule. Le tranchant de la meule devrait alors tailler parfaitement l'angle arrière de l'outil. Soyez sûr que bout du crochet est maintenu. Si la petite table d'appui de la meuleuse n'est pas assez proche de la meule pour pouvoir tailler le bout du crochet vous pouvez utiliser des pinces pour le tenir. La partie à tailler doit être légèrement supérieure aux 2/3 de la largeur de la lamelle d'acier. Si le bout du crochet se dessine alors proprement, continuez. Si ce n'est pas le cas arrêtez et recommencez avec une autre lamelle d'acier. Sinon, vous risqueriez de casser la lamelle d'acier en la serrant dans un étau et en la recourbant à nouveau.
Le bord de la meule est aussi utilisé pour tailler la lame du crochet. Faites un gabarit pour indiquer jusqu'à quel endroit la lame doit être taillée. La lame doit être suffisamment longue pour pouvoir atteindre la dernière goupilles d'une serrure à sept « suretés ». Taillez la lame en faisant plusieurs passages légers. Chaque passage doit aller de l'avant vers l'arrière du gabarit préalablement tracé. Essayez d'enlever moins d'un 1 millimètre de métal à chaque passage. Utilisez deux doigts pour tenir la lamelle de métal à l'angle adéquat pendant que votre autre main pousse le manche du crochet pour déplacer la lame le long du bord de la meule.
Utilisez une lime à main ou du papier émeri fin pour les finitions. L'outil doit vous paraître lisse si vous passez votre doigt dessus. Toute rugosité de votre outil ajouterait des perturbations dans la perception des sensations lors du tâtage de la serrure.
@@ -669,4 +668,4 @@ \section{Implications légales en France}
\item{\textbf{Fausses clefs} : Doit être assimilée à une fausse clef, celle dont le voleur fait usage pour ouvrir la serrure même à laquelle elle était destinée, soit qu'il l'ait préalablement dérobée, soit qu'il l'ait trouvée après avoir été perdue.}
\end{itemize}
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