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Disques
Écran Disques : un onglet par disque. Deux disques du même modèle se distinguent par leur lettre de lecteur et la fin de leur numéro de série.
Lue par smartctl (smartmontools). Chaque attribut SMART a :
- Actuel : note du fabricant (de 1 à 100, 200 ou 253 selon la marque ; plus haut = mieux) ;
- Pire : la note la plus basse jamais atteinte ;
- Seuil : si Actuel descend à ce niveau, le disque se déclare défaillant (0 : jamais pour cet attribut) ;
- Brut : le vrai compteur (heures, secteurs, démarrages).
Les compteurs les plus parlants : secteurs réalloués (5), secteurs en attente (197) et non corrigibles (198), erreurs de câble (199). Sur un SSD, la vie restante (usure des cellules) ; sur un NVMe, les erreurs de média et l'avertissement critique.
La section Cohérence des compteurs vérifie que les valeurs se tiennent (par exemple les écritures par rapport aux heures d'utilisation).
- Heures d'utilisation, pour un disque dur : moins de 20 000 h peu utilisé, 20 000 à 40 000 h usé, plus de 40 000 h fin de vie probable (repères tirés des statistiques publiques de Backblaze). Sur un SSD, c'est la vie restante qui compte.
- Âge estimé : un disque n'enregistre presque jamais sa date de fabrication. L'année de sortie du modèle (quand il est connu) donne un âge maximal ; saisis l'année imprimée sur l'étiquette pour l'âge exact.
- Usage moyen : heures par jour sur toute sa vie (24 h sur 24 pendant 10 ans n'use pas comme 2 h par jour).
Test d'environ une minute (avec 1 Go), taille d'écriture au choix : 1, 5 ou 10 Go.
- Lecture directe au début, au milieu et à la fin du disque, après une lecture de réveil non comptée. Mesure indicative : un disque système occupé par Windows, ou une zone jamais écrite (un SSD ou un disque SMR répond sans lire), la fausse.
- Temps d'accès : 100 lectures à des endroits pris au hasard. C'est la lenteur ressentie à l'ouverture de nombreux petits fichiers, souvent la première chose qui se dégrade sur un vieux disque dur.
- Écriture d'un fichier neuf dans l'espace libre (jamais un fichier existant), avec une courbe du débit : sur un SSD, une chute nette marque la fin de son cache rapide.
- Relecture du même fichier, sans cache, bloc par bloc : c'est la vitesse de lecture qui fait foi. Un bloc relu différent de ce qui a été écrit est un défaut grave.
Le fichier est supprimé à la fin, même si le test est arrêté. Il occupe de l'espace libre : ne lance pas ce test sur un disque dont tu veux récupérer des fichiers supprimés.
Repères par type (débit) :
| Type | Bon | Acceptable | Faible |
|---|---|---|---|
| Disque dur 7 200 tr/min | ≥ 120 Mo/s | 80 – 120 | < 80 |
| Disque dur 5 400 tr/min | ≥ 90 Mo/s | 60 – 90 | < 60 |
| SSD SATA | ≥ 450 Mo/s | 300 – 450 | < 300 |
| SSD NVMe | ≥ 1 500 Mo/s | 800 – 1 500 | < 800 |
Temps d'accès d'un disque dur : 7 200 tr/min bon ≤ 15 ms, acceptable ≤ 25 ms ; 5 400 tr/min bon ≤ 20 ms, acceptable ≤ 30 ms.
Un débit bridé par la liaison est marqué « bridé par le port », pas « faible » :
- port SATA ancien : SATA II environ 280 Mo/s au maximum ;
- SSD NVMe dans un emplacement plus lent que lui (par exemple un SSD PCIe 4.0 dans un emplacement PCIe 3.0, environ 3 500 Mo/s) ;
- USB : la vitesse négociée est la plus basse du port, du câble et de l'adaptateur.
| Liaison USB | Débit réel maximal |
|---|---|
| USB 2.0 (480 Mb/s) | ~40 Mo/s |
| USB 3.2 Gen 1 (5 Gb/s) | ~420 Mo/s |
| USB 3.2 Gen 2 (10 Gb/s) | ~1 000 Mo/s |
| USB 3.2 Gen 2x2 (20 Gb/s) | ~2 000 Mo/s |
La fiche technique indique aussi le mode de transfert (UAS moderne, ou ancien mode plus lent sur les petits fichiers) et ce qui freine quand c'est possible de faire mieux : câble, port USB 2 (branche sur un port USB 3, souvent bleu), ou adaptateur.
Dans la fiche technique d'un disque (et en tête du rapport) :
- Vitesse de rotation (disques durs) : 7 200 tr/min pour un disque de bureau rapide ; 5 400 ou 5 900 tr/min pour un disque de portable, externe ou d'archivage, plus lent (temps d'accès plus long). « Non rapportée » : le disque ne la déclare pas (modèles d'avant 2009 environ) ou un boîtier USB bloque ces informations.
- Mode de transfert : vitesse du lien en ce moment, et la plus haute que le disque sait négocier. SATA : 1,5, 3,0 ou 6,0 Gb/s. NVMe : génération PCIe et nombre de voies, par exemple « PCIe 4.0 x4 ». Un lien plus lent que ce que sait faire le disque est signalé (port, câble, adaptateur ou emplacement plus lent ; certaines machines baissent aussi le lien au repos pour économiser l'énergie).
- Fonctionnalités (disques SATA) : NCQ, TRIM, S.M.A.R.T., GPL, APM, AAM, DevSleep, cache d'écriture, lecture anticipée, lues dans les données d'identification du disque. Une fonctionnalité prise en charge mais désactivée est indiquée.
| Liaison | Débit réel maximal |
|---|---|
| SATA 2 (3,0 Gb/s) | ~280 Mo/s |
| SATA 3 (6,0 Gb/s) | ~550 Mo/s |
| PCIe 3.0 x4 | ~3 500 Mo/s |
| PCIe 4.0 x4 | ~7 000 Mo/s |
Lit tout le disque, en lecture seule. Zones illisibles (défaut grave) et blocs lents (secteurs relus plusieurs fois, fragiles), courbe du débit selon la position. Un disque dur de 1 To prend environ 2 heures.
Test court (1 à 2 min) ou long (plusieurs heures), exécutés par le disque lui-même. L'ordinateur reste utilisable pendant le test.
Détecte les fausses capacités (clé annoncée 128 Go qui n'en a que 16), comme H2testw ou f3 : l'espace libre est rempli de blocs signés puis relu. Les fichiers existants ne sont pas touchés. Refusé sur le disque du système et celui de PCCheck.