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Installateur Web
Écrit le firmware sur la puce par le câble USB, depuis le navigateur. Il remplace esptool, l'IDE Arduino et tout autre outil à installer : la page ouvre elle-même le port série et pilote la puce.
La mise à jour ordinaire d'un appareil déjà en service se fait depuis son interface, par le réseau — l'appareil télécharge sa nouvelle version tout seul. L'installateur web sert aux cas où cette voie n'existe pas ou ne répond plus :
- premier montage : une carte neuve n'a pas encore de firmware, donc pas d'interface ;
- appareil qui ne démarre plus : plus de Wi-Fi, plus de page, plus de mise à jour ;
- changement de lignée : passer d'une 2.x à une 3.x, ou revenir en arrière ;
- repartir propre : effacer une configuration devenue incohérente.
Dans tous les autres cas, la mise à jour par le réseau est plus simple et ne perd rien.
- Chrome, Edge, Brave, Opera, ou Firefox (à partir de la version 151, mai 2026), sur ordinateur. Safari ne sait pas parler au port série ; la page vous en avertit et propose web.esphome.io comme solution de repli. Sur une version de Firefox antérieure à 151, c'est le même avertissement qui s'affiche.
- Un câble USB de données. Beaucoup de câbles ne portent que l'alimentation : ils chargent un téléphone mais ne transportent aucun signal. C'est la première cause d'échec.
- Le pilote du convertisseur USB-série de votre carte, CP2102 ou CH340 selon le modèle.
Caution
L'installation commence par un effacement complet de la mémoire. Tout disparaît :
| Ce qui est perdu | Conséquence |
|---|---|
| Identifiants Wi-Fi | l'appareil repart en point d'accès, à reconfigurer |
| Équipements déclarés | volets, stores, portes à redéclarer |
| Télécommandes appairées et codes tournants | les moteurs ne répondront plus tant que l'appairage n'est pas refait |
| Programmations, groupes, réglages | à ressaisir |
Depuis l'interface de l'appareil, Système → Firmware → Sauvegarder produit un fichier qui contient tout cela. Après l'installation, Restaurer le système au même endroit vous rend votre installation intacte, codes tournants compris.
Si l'appareil ne démarre plus, cette sauvegarde n'est évidemment plus possible — raison de plus pour en garder une d'avance.
Branchez l'appareil, cliquez sur Connecter. Le navigateur — pas la page — ouvre une fenêtre qui liste les ports série de votre ordinateur ; choisissez le vôtre.
Aucun port dans la liste ? Quatre causes, par ordre de fréquence : câble de charge sans fils de données, pilote USB-série absent, navigateur incompatible, ou appareil branché après l'ouverture de la fenêtre. Changez de câble, vérifiez le pilote, puis réessayez.
Une fois connecté, un badge Connecté apparaît et quatre actions remplacent le bouton.
Installer ouvre le choix du matériel, en deux onglets — les cartes ESP32 génériques et les boîtiers officiels — puis le choix de la version.
Le sélecteur propose les cinq dernières versions publiées, directement installables. Les plus anciennes y figurent aussi, mais grisées et marquées « téléversement manuel » : elles existent toujours, elles s'installent par l'autre bouton. Une pré-version affiche un avertissement : elle est publiée pour être essayée, pas pour un usage quotidien.
Téléverser sert à installer un fichier que vous avez téléchargé vous-même — une version absente du sélecteur, ou une image que vous avez construite. Seules les images complètes conviennent : elles contiennent l'amorceur, la table de partitions, le firmware et l'interface, et s'écrivent donc correctement quoi qu'il y ait déjà sur la puce.
| Lignée | Nom du fichier | Repère |
|---|---|---|
| 3.x | ESPSomfyRTS_v3.0.4_factory_esp32c3.zip |
le mot factory |
| 2.x | SomfyController.onboard.esp32c3.bin.zip |
le mot onboard |
L'archive .zip se donne telle quelle, inutile de l'extraire. Le modèle de puce est déduit
du nom du fichier : gardez le nom d'origine. S'il ne dit rien, l'installation est
refusée plutôt que devinée — écrire l'image d'un ESP32-C3 sur un ESP32 ne produirait qu'un
appareil muet.
Ce modèle n'entre pas seul en mode écriture. Maintenez le bouton poussoir sous le boîtier enfoncé avant de cliquer sur Installer, relâchez-le une fois l'effacement terminé et l'écriture commencée. À la fin, débranchez puis rebranchez le boîtier pour qu'il quitte ce mode.
L'appareil redémarre. N'ayant plus d'identifiants Wi-Fi, il ouvre après quelques secondes son point d'accès de secours — nommé d'après son nom d'hôte, « ESPSomfy RTS » par défaut. Connectez-vous-y pour lancer l'assistant de premier démarrage, puis restaurez votre sauvegarde.
Le bouton à icône de terminal ouvre une console qui affiche, horodatée, tout ce que l'appareil écrit sur le port série — le même flux qu'un moniteur série d'IDE.
C'est l'outil de diagnostic quand rien d'autre ne répond : un appareil qui redémarre en boucle, qui n'obtient pas d'adresse IP ou qui plante au démarrage le dit ici.
Quatre commandes : réinitialiser l'appareil (le redémarre sans le débrancher, pratique pour voir le démarrage depuis la première ligne), télécharger le journal en fichier texte, effacer l'affichage, arrêter la lecture pour libérer le port.
Note
Le port série ne se partage pas. Tant que la console est ouverte, aucune installation n'est possible — et inversement. La page ferme la console d'elle-même quand vous lancez une installation.
Le firmware est téléchargé depuis le site vers votre navigateur, puis écrit directement sur la puce par le câble. Il ne transite par aucun serveur intermédiaire, et rien de ce que l'appareil raconte dans les journaux n'est envoyé nulle part.
